Paris brûle-t-il encore ? Non, plus vraiment, enfin pour un temps… Après plusieurs mois de baisse mesurée, les prix parisiens et franciliens ont marqué un palier en février, selon le dernier baromètre de ‘Meilleursagents.com’. Le courtier note une stagnation des prix à Paris, une maigre hausse de 0,1% dans le 94 et de 0,5% dans le 92 et le 93. Seule la Grande Couronne voit ses prix baisser de 0,2% en particulier dans les zones excentrées et éloignées des réseaux de transports.
" Dans les communes d’Ile-de-France les moins recherchées, y compris les quartiers de la capitale les moins courus, les ventes se concluent à des prix 5 à 10% au dessous des plus hauts atteints en juin 2011" explique MeilleursAgents.com.
"En mode veille"
Les acheteurs et de vendeurs sont aux abonnés absents, leur nombre reste toujours aussi bas et les volumes de transactions sont inférieurs de 25% par rapport au début de l’année 2011. "Seuls les biens de bonne qualité trouvent aujourd’hui acheteur ce qui explique la bonne tenue des prix" indique le courtier.
Il ajoute que le "marché semble fonctionner au ralenti et en mode veille" avec des. acheteurs et des vendeurs attendent. "Les premiers espèrent retrouver une capacité d’achat grâce à une nouvelle éventuelle baisse des prix et une certaine solvabilité grâce à une possible plus grande libéralité des banques" signale MeilleursAgents.
Mais la plupart des acteurs sont en attente des résultats des élections et des décisions qui pourraient infléchir le marché. C’est que le " marché semble attendre un signal ". D’après le courtier, il viendra de la conjoncture économique et bien sûr aussi des résultats de l’élection présidentielle. " Aujourd’hui, tout n’est pas dit et il y aura certainement des mesures fortes concernant l’accession à la propriété, la construction de logements neufs en zones denses ainsi que de nouvelles mesures fiscales. " espère MeilleursAgents.
Période favorable aux acheteurs solvables
"L’autre clef de la reprise du marché réside dans l’évolution du contexte économique" souligne le courtier, qui ajoute que même si "les banques ont pu restaurer leurs fonds propres avec l’aide de la BCE elles restent cependant extrêmement vigilantes avant d’accorder un prêt. Mais les taux sont orientés à la baisse et les grands réseaux bancaires semblent à nouveau prêts à s’affronter avec des offres de crédit séduisantes". "La période est donc favorable aux acheteurs solvables qui ont plus de choix, plus de temps, et bénéficient d’un crédit bon marché et des prix qui s’assagissent. Les acheteurs ne doivent pas attendre un effondrement des prix pour se décider, ce scenario est d’autant moins probable que les taux repartent à la baisse," conclut-il.