
Note sectorielle Euronext Growth -Bilan Euronext Growth S1 2026
Par Raphaël Génin, analyste chez EuroLand Corporate
Après trois ans de purgatoire, Euronext Growth a renoué avec les gains en 2025 (+8,7%), mais restait à la traîne par rapport aux plus grandes capitalisations. Au premier semestre 2026, la tendance s'inverse : l'indice des petites valeurs (+6,1%) fait mieux que le CAC 40 (+3,1%) et surtout que le CAC Mid & Small, dans le rouge (-0,3%).
Une progression générale toutefois à nuancer
Comme en 2025, la macroéconomie a continué de faire la loi sur les marchés. Le bras de fer entre les USA et l'Iran a chahuté le pétrole et ranimé les peurs inflationnistes, pendant que la consommation discrétionnaire est restée sous pression, plombée par un pouvoir d'achat toujours à la peine.
Dans ce climat, la performance d’Euronext Growth (+6,1%) ne reflète pas un mouvement homogène sur l’ensemble du compartiment, mais plutôt l’effet d’entraînement de quelques fortes progressions. La thématique technologique a joué un rôle central, en particulier autour de l’IA, des semi-conducteurs et des infrastructures data centers. Kalray (+623%), Riber (+213%) et 2CRSI (+161%) ont ainsi fortement contribué à la bonne tenue de l’indice, masquant une réalité plus contrastée pour le reste de la cote.
Le premier trimestre (+1,4%) a d’abord été marqué par une relative résistance d’Euronext Growth, alors même que le CAC Mid & Small (-5,1%) et le CAC 40 (-4,1%) reculaient nettement. Cette décorrélation tient notamment à la bonne orientation de certains dossiers de croissance, déjà soutenus par des catalyseurs propres, tandis que les valeurs plus cycliques ou dépendantes de la consommation restaient pénalisées.
Le deuxième trimestre (+4,6%) a ensuite confirmé cette dynamique, avec une accélération portée par le retour de l’appétit pour les valeurs exposées aux grandes tendances structurelles. Les investisseurs ont surtout recherché les sociétés capables de bénéficier directement de la montée en puissance de l’IA et des besoins en capacités de calcul.
Cette rotation thématique résume à elle seule la surperformance semestrielle d'Euronext Growth. Un marché qui reste par ailleurs très sélectif, hors des noms déjà identifiés par tous.
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