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Bourse
02/03/2026
Bonjour,

Comment expliquez-vous que le CAC 40 et les indices européens baissent de plus de 2% alors qu'aux États-Unis les baisses sont beaucoup plus faibles ? Le pays est pourtant directement impliqué dans la guerre contre l'Iran, nous non.

Merci
Bonjour Bernard,

Merci pour votre message. Beaucoup d'investisseurs se posent la même question. Nous nous permettons donc de partager notre réponse à l'ensemble de la Communauté Bourse Privée. Nous l'avons également intégrée dans le Journal de la Bourse de ce soir.

Le CAC 40 repasse ce mardi sous les 8 100 points et chute de 3,46% à 8 104 points (après -2,2% hier). Wall Street recule d’environ d’environ 2%, sa pire séquence depuis le « Liberation Day » (les premières annonces de droits de douane par Trump au printemps 2025).

Le signal d’alerte vient des marchés de l’énergie : le Brent bondit de plus de 8% et dépasse brièvement les 85 dollars, un plus haut depuis juillet 2024, et le gaz européen s’envole encore de près de 30% après sa flambée d’hier, porté par la fermeture prolongée de la plus grande usine de gaz naturel liquéfié au Qatar et la paralysie du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part majeure du pétrole et du gaz mondiaux.

On fait le point. Depuis vendredi soir, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 perdent désormais 5,5% et 4,8%. Côté américain, le S&P 500 et le Nasdaq limitent leurs pertes, pour le moment, à 1,2% et 1,5%. L’écart de performance est donc important entre l’Europe et les États-Unis. Et ce n’est pas intuitif ! Dans la mesure où les Américains participent activement aux frappes sur l’Iran, mais pas les Européens.

Pourquoi une telle différence ? Ces tensions font surtout grimper le risque sur l’énergie. L’Europe dépend davantage des importations de pétrole et surtout de gaz, donc une hausse des prix pèse sur le pouvoir d’achat, les coûts des entreprises et la croissance, tout en ravivant l’inflation. En matière d’énergie, les États-Unis sont pratiquement autosuffisants.

Par ailleurs, les investisseurs anticipent un dilemme pour la BCE (inflation plus forte, croissance plus faible), ce qui dégrade les perspectives de bénéfices. De plus, les grands indices européens sont plus exposés à des secteurs sensibles aux cycles économiques et à l’énergie (industrie, banques, transport, parfois le luxe comme en France et en Italie), alors que les indices américains sont davantage portés par les technologies et bénéficient aussi d’un effet “valeur refuge” en période de stress, avec des flux qui se dirigent vers le dollar et Wall Street.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée
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28/02/2026
Bonjour,
Votre avis sur LVMH et Hermès ?
Merci
Bonjour Olivier,

Nous restons positifs sur LVMH comme sur Hermès, il s’agit de deux dossiers de grande qualité pour un investisseur de moyen / long terme. Malgré un environnement plus heurté pour le luxe, les deux groupes conservent des atouts structurels rares : des marques mondiales très désirables, une forte capacité de fixation des prix, une génération de trésorerie élevée et des bilans solides. En 2025, LVMH a publié 80,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 17,8 milliards d’euros de résultat opérationnel courant, ce qui illustre une vraie résilience malgré un contexte géopolitique et économique perturbé.

Sur LVMH, notre opinion favorable repose avant tout sur la profondeur de son portefeuille de marques et sur sa diversification, qui lui permet d’amortir plus facilement les à-coups sectoriels. Le groupe a certes connu une normalisation après des années exceptionnelles, mais il continue de démontrer la solidité de son modèle, avec une croissance organique redevenue positive au second semestre 2025 et un quatrième trimestre encore en légère progression organique. À nos yeux, cela reste un acteur de référence, capable de traverser les phases plus volatiles tout en conservant un potentiel de rebond lorsque la visibilité s’améliore.

Nous sommes également positifs sur Hermès, qui continue d’afficher un profil encore plus défensif dans le secteur. Le groupe a dépassé pour la première fois les 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, avec une croissance de 9% à changes constants, tandis que son résultat opérationnel courant atteint 6,57 milliards d’euros, soit une marge de 41%, un niveau particulièrement élevé. Cette performance reflète la force de son positionnement très haut de gamme, la rareté entretenue de son offre et la fidélité de sa clientèle, autant d’éléments qui soutiennent la croissance même dans un marché du luxe moins porteur.

Bonne journée !
Bourse
28/02/2026
Bonjour,
Le conflit armé au Moyen-Orient aura forcément une influence sur les cours mondiaux des valeurs boursières. Quelles sont les valeurs refuge dans ce cas-là et qu'elle est la répercussion possible ou probable sur les cours du pétrole et du gaz ?
Pierre
Bonjour Pierre,

Lorsqu’un conflit s’intensifie, les marchés financiers réagissent souvent par une “fuite vers la sécurité”. Les investisseurs réduisent les actifs jugés risqués, comme une partie des actions, et privilégient ce qui a tendance à mieux résister quand l’incertitude augmente. Ce réflexe peut être marqué au début d’une crise, puis s’atténuer rapidement si la situation se stabilise.

Les valeurs de refuge les plus classiques sont l’or, certaines grandes obligations d’État et quelques devises considérées comme solides. Dans les faits, l’or a souvent tendance à monter dans ces phases, car il est perçu comme une réserve de valeur quand le climat devient anxiogène. Les obligations d’État de pays jugés sûrs (par exemple les bons du Trésor américain, ou, en Europe, des obligations de référence comme le Bund allemand) peuvent également être recherchées, car elles sont vues comme plus “défensives”. Côté devises, le dollar, le franc suisse et le yen sont fréquemment recherchés en période de stress, même si leurs mouvements peuvent varier selon le contexte et la politique des banques centrales.

Pour le pétrole et le gaz, l’impact le plus probable à court terme est une hausse, car le Moyen-Orient concentre une part majeure de l’offre mondiale et des routes maritimes cruciales. La zone du détroit d’Ormuz est particulièrement sensible : elle voit transiter environ 20% de la consommation mondiale de pétrole et une part importante du commerce de gaz naturel liquéfié. Dès que le marché craint des attaques, une baisse de production, ou des difficultés d’acheminement, une “prime de risque” se rajoute aux prix, ce qui peut faire grimper rapidement les cours.

Concrètement, les premières réactions observées ces dernières heures vont dans ce sens : le Brent a bondi de 12% (avec un pic au-delà de 82$ avant de se replier), tandis que le gaz européen a connu une envolée très marquée, sur fond de perturbations et de craintes sur l’approvisionnement. Si le conflit devait durer ou s’étendre, notamment via des dommages sur des infrastructures énergétiques ou un blocage durable des flux dans la région, un scénario vers 100 dollars le baril deviendrait crédible. À l’inverse, une désescalade rapide ferait retomber une partie de cette prime de risque et pourrait ramener pétrole et gaz vers des niveaux inférieurs aux actuels, même si la volatilité resterait élevée.

Ce lundi 2 mars, la Bourse de Paris recule nettement de 2,25% au moment où nous vous répondons, car les investisseurs s’inquiètent de l’escalade du conflit. Cette situation augmente l’incertitude et pousse beaucoup d’actions du CAC 40 à baisser.

La principale conséquence immédiate vient de la flambée (temporaire ?) du pétrole. Cette hausse profite aux grands groupes pétroliers, comme TotalEnergies (+3,5%), dont les résultats sont favorisés quand le baril monte.

À l’inverse, les compagnies aériennes sont pénalisées (Air France : -8%), car un carburant plus cher alourdit fortement leurs coûts, même si elles se couvrent partiellement contre ces variations. Les investisseurs anticipent aussi des perturbations de vols dans la région, ce qui ajoute un risque supplémentaire pour le secteur.

Les valeurs de défense, elles, progressent généralement dans ce type de contexte : la montée des tensions géopolitiques renforce les attentes de hausse des dépenses militaires, ce qui soutient des entreprises comme Thales (+1,5%) ou Dassault Aviation (+1%).

Enfin, Accor plonge de 9%, plus que les autres groupes hôteliers, car il est particulièrement exposé au Moyen-Orient : si la région est perçue comme moins sûre pour le tourisme, cela peut peser directement sur son activité et sur la confiance des marchés.

Enfin Pierre, nous vous invitons à lire notre Morning Zapping du jour, en complément à cette réponse.

Si vous le souhaitez, nous pouvons vous indiquer des solutions d'investissement adaptée à cette période agitée.

N'hésitez pas à nous écrire si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Toutes les questions
02/03/2026
Bonjour,
Qu'elle est votre position actuelle sur ESSILOR ?
Merci
Bonjour Bernard,

Nous restons positifs sur EssilorLuxottica, qui figure parmi nos convictions de long terme. Le groupe continue d’afficher une dynamique solide, avec des résultats 2025 robustes, marqués par une croissance du chiffre d’affaires de 11,2% sur l’année et une nette accélération au 4e trimestre (+18,4%). Cette bonne orientation confirme la solidité du modèle, portée à la fois par ses activités historiques et par de nouveaux relais de croissance, notamment dans les lunettes connectées.

À nos yeux, le dossier conserve donc un profil attractif pour un investisseur de moyen/long terme, grâce à la qualité de ses fondamentaux, à sa puissance de marque et à sa capacité à continuer de croître dans un environnement pourtant plus exigeant.

Bonne journée !
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02/03/2026
pourquoi accor perd 9%
Bonjour Nicolas,

Accor perd près de 9% car le marché sanctionne sa forte exposition au Moyen-Orient, qui représente environ 10% de son chiffre d’affaires selon Barclays. Avec l’embrasement du conflit dans la région, les investisseurs craignent un recul de la demande touristique, en particulier si des hubs majeurs comme Dubaï ou Abou Dhabi sont perçus comme moins sûrs ou subissent des perturbations. Or, cette présence au Moyen-Orient était jusque-là un vrai moteur de valorisation pour le groupe. Ce qui était un atout devient donc, à court terme, un facteur de risque, d’où la forte baisse du titre.

Bonne journée !
Bourse
27/02/2026
Bonjour,
J'avais récemment créé une ligne LVMH dans mon portefeuille, à 640 euros. J'avais noté que vous recommandiez la valeur à long terme. Je suis actuellement en perte de 14%, ce qui ne m'inquiète pas. Mais ce qui m'inquiète, c'est que j'entends ou lis beaucoup de commentaires disant que le secteur du luxe est plombé pour un long moment. Serait-il, selon vous, judicieux, que je vende cette ligne ?
Merci d'avance,
Serge
Bonjour Serge,

Il ne nous est pas possible de donner un conseil personnalisé sur la décision de vendre ou de conserver une action, car cela dépend de paramètres propres à chaque investisseur (horizon de placement, niveau de risque accepté, besoin de liquidités, diversification du portefeuille etc.). En revanche, sur le plan général, nous conservons un avis positif sur LVMH sur le moyen et le long terme : le titre est conservé dans notre portefeuille défensif car le groupe conserve, à nos yeux, un bon potentiel de rebond sur le moyen et le long terme.

Il est vrai que le secteur du luxe traverse régulièrement des phases plus difficiles, avec des périodes de ralentissement de la demande ou de prudence des consommateurs, notamment en Chine et aux États-Unis, ce qui alimente naturellement de nombreux commentaires pessimistes. Mais le luxe est aussi un secteur cyclique, et l’histoire montre que les leaders de grande qualité ont souvent la capacité de traverser ces passages à vide. LVMH fait partie de ces leaders mondiaux, avec des marques puissantes, une diversification de ses activités (mode et maroquinerie, parfums, cosmétiques, joaillerie, distribution, etc.), une présence internationale et une capacité à défendre ses marges grâce à son positionnement. Quand le sentiment de marché devient très négatif sur un secteur, la Bourse a aussi tendance à exagérer dans un sens comme dans l’autre, ce qui peut créer, à terme, un potentiel de rattrapage lorsque la visibilité s’améliore.

La question à se poser n’est donc pas seulement “le luxe est-il plombé ?”, mais plutôt “l’objectif est-il de tenir une valeur de qualité sur plusieurs années, en acceptant de la volatilité à court terme ?". Si l’horizon est de moyen / long terme et que la position reste raisonnable dans l’ensemble d'un portefeuille bien diversifié, une baisse temporaire n’est pas forcément un motif suffisant pour sortir. À l’inverse, si la position est devenue trop importante, si le risque est inconfortable, ou si l’horizon s’est raccourci, un ajustement peut se justifier dans une logique de gestion du risque et de diversification, indépendamment de LVMH.

En synthèse, notre avis reste positif sur LVMH et la valeur est maintenue en portefeuille, avec l’idée qu’un rebond est plausible à moyen / long terme, tout en acceptant que le chemin puisse rester volatil à court terme. Nous conservons un objectif de 750€ sur LVMH à horizon 3 ans (actuellement, les principales banques et les grands bureaux d'études visent 651€).

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Bonne journée
Toutes les questions
26/02/2026
Bonjour à toute l’équipe,
Que pensez-vous des résultats de Deutsche Telekom annoncés ce matin ?
Merci d’avance
Bonjour Stéphane,

Merci pour votre message.

Deutsche Telekom a réalisé de bons résultats en 2025, principalement grâce à ses activités aux États-Unis. Le groupe allemand de télécommunications a vu son chiffre d’affaires et ses bénéfices progresser malgré un effet négatif lié à la baisse du dollar. Sa filiale américaine T-Mobile a fortement contribué à cette performance en attirant des millions de nouveaux clients, tandis que la croissance a été plus modérée en Europe et légèrement en recul en Allemagne.

Sur son marché domestique, l’entreprise continue toutefois de développer la fibre optique, avec de nouveaux foyers raccordés, ce qui permet de rattraper progressivement le retard du pays. Deutsche Telekom mise aussi beaucoup sur l’intelligence artificielle, devenue un élément central de ses activités, et prévoit d’investir massivement dans une infrastructure dédiée en Allemagne en partenariat avec Nvidia.

La génération de trésorerie est en hausse, ce qui permet au groupe de maintenir le versement d’un dividende à ses actionnaires. Présent dans plus de 50 pays et comptant des centaines de millions de clients, Deutsche Telekom se montre confiant pour 2026 et prévoit de poursuivre sa croissance grâce à ses investissements et au dynamisme de ses activités, en particulier aux États-Unis.

Nous conservons donc un avis positif sur le titre, avec un objectif maintenu à 38€.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.
SICAV et FCP
12/02/2026
Bonjour,
Quels ETF Small et Mid Caps éligibles au PEA recommandez-vous ?
Merci,
Claude
Bonjour Claude,

Si vous souhaitez intégrer des small caps dans votre PEA, plusieurs ETF permettent d’y accéder tout en respectant le cadre fiscal du plan. Pour une exposition aux petites capitalisations américaines, vous pouvez vous orienter vers l’Amundi Russell 2000, capitalisant les dividendes (ISIN : LU1681038672). Ce ETF réplique l’indice américain Russell 2000 et constitue aujourd’hui la solution la plus utilisée pour capter la performance des small caps américaines au sein d’un PEA.

Si vous privilégiez une exposition à la zone euro, vous pouvez envisager l’Amundi MSCI EMU Small Cap ESG Broad Transition (ISIN : LU1598689153), qui cible les petites capitalisations de la zone euro avec un filtre ESG. Cet ETF permet d’introduire une poche small caps européennes cohérente dans une allocation déjà largement exposée aux grandes capitalisations internationales.

Aucun ETF dédié aux small caps françaises n'est éligible au PEA.

Le choix dépendra de votre stratégie globale : les small caps américaines offrent un levier de dynamisme plus marqué, tandis que les small caps de la zone euro apportent une diversification géographique complémentaire. Comme toujours, il conviendra de vérifier l’éligibilité effective auprès de votre intermédiaire avant toute opération.

Bonne journée
Bourse
09/02/2026
Bonjour,
Faut-il d'après vous souscrire à l'introduction en Bourse de Rising Stone (immobilier de luxe) ?
Merci pour votre retour
Pascal
Bonjour Pascal,

Globalement, nous avons un avis positif sur Rising Stone. Souscrire à l’introduction en Bourse de Rising Stone peut en effet avoir du sens, mais plutôt comme un investissement de conviction et donc à réserver à une part très limitée d’un portefeuille, car il s’agit d’un promoteur / développeur d’immobilier de luxe (notamment alpin) et non d’un placement immobilier stable de type détention de biens générant des loyers. L’activité est par nature cyclique et sensible aux conditions de marché : niveau des taux, appétit des acheteurs internationaux, dynamique des stations, coûts de construction, délais administratifs et risques de chantier.

L’opération se fait sur Euronext Growth, un compartiment où la liquidité peut être plus faible et la volatilité plus forte qu’en Bourse “principale”. La fourchette indicative annoncée est de 53,45€ à 58,30€ par action, avec une période de souscription début février 2026 et une première cotation attendue mi-février. Un autre point important pour un particulier est la gouvernance : le fondateur resterait actionnaire majoritaire après l’opération, ce qui signifie qu’il conserverait le contrôle des décisions clés, même si cela peut aussi traduire un engagement fort du dirigeant.

Dans ce contexte, la question n’est pas tant “faut-il y aller ou non ?” que “dans quelles conditions cela correspond à mon profil de risque ?”. Si l’objectif est de rechercher de la stabilité, une IPO de petite / moyenne capitalisation liée à l’immobilier de luxe n’est généralement pas l’outil le plus adapté. Si l’objectif est d’accepter une prise de risque pour capter une histoire de croissance, la démarche la plus prudente consiste à s’appuyer sur le prospectus AMF (modèle économique, portefeuille de projets, marges, endettement, sensibilité aux taux, part de flottant) et à garder en tête qu’une IPO peut connaître des variations importantes dès les premières séances.

Bonne journée
SICAV et FCP
01/02/2026
Bonjour,
Quels ETF puis-je utiliser pour investir sur l’or et l’argent en répliquant le prix de l’once ?
Cordialement,
Pierre
Bonjour Pierre,

Votre question tombe à pic ! Nous avons publié cet article vendredi dernier : Record historique : l’or sous haute tension

Nous évoquons dans ce contenu deux ETF pour répliquer les performances de l'or :
ETF non couvert contre le risque de change euro-dollar : Amundi Physical Gold (FR0013416716)
ETF couvert contre le risque de change euro-dollar : Xtrackers IE Physical Gold EUR Hedged (DE000A2T5DZ1)

Quant à l'argent, voici deux alternatives :
ETF non couvert contre le risque de change euro-dollar : iShares Physical Silver (IE00B4NCWG09)
ETF couvert contre le risque de change euro-dollar : Xtrackers Physical Silver EUR Hedged (DE000A1EK0J7)

Les ETF sur l’or et l’argent couverts contre le risque de change permettent aux investisseurs européens de se protéger contre les variations entre l’euro et le dollar. En effet, ces métaux précieux sont cotés en dollars : même si le prix de l’or ou de l’argent monte, une baisse du dollar peut réduire, voire annuler, le gain une fois converti en euros. Les ETF couverts neutralisent cet effet de change afin que la performance reflète principalement l’évolution du métal lui-même. Il s’agit toutefois le plus souvent de solutions temporaires, car la couverture a un coût et n’est pas toujours pertinente sur le long terme. Mais dans le contexte actuel, où le dollar recule fortement depuis environ un an, ces ETF prennent tout leur sens : ils permettent de rester exposé à l’or et à l’argent sans subir l’impact négatif de la baisse du billet vert.

Dans le contexte actuel d’extrême volatilité de l’or et de l’argent, les versements programmés constituent une approche particulièrement pertinente. En investissant régulièrement des montants fixes, l’épargnant lisse son prix d’entrée dans le temps et réduit l’impact des fortes variations à court terme, qu’elles soient haussières ou baissières. Cette méthode permet d’éviter les décisions émotionnelles, souvent prises au mauvais moment, et de construire progressivement une exposition aux métaux précieux. Elle n’a de sens toutefois que si elle s’inscrit dans un horizon d’investissement de long terme, l’or et l’argent restant avant tout des actifs de protection et de diversification, dont l’intérêt se révèle pleinement sur la durée plutôt que dans une logique de court terme.

Bonne journée

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