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Bourse
28/03/2026
Bonjour,

Dans un contexte post-conflit, on peut supposer que plusieurs pays vont accélérer la transition énergétique. Notamment, on peut supposer que le nucléaire civil prendra une place croissante.

Quelles sont alors les sociétés cotées en Bourse susceptibles de profiter de cette éventuelle évolution ? Pas simplement pour l'investissement à long terme dans des réacteurs mais aussi en ce qui concerne l'uranium et des sociétés qui peuvent indirectement en profiter d'un point de vue logistique de mise en œuvre.

Dans ce domaine, existe-t-il aussi un ETF résolument orienté sur ce type de sociétés ?

Merci pour votre réponse.
Bonjour Pierre,

Dans un contexte où la sécurité énergétique redevient une priorité stratégique après les tensions apparues depuis le 28 février 2026, le nucléaire civil peut effectivement retrouver un rôle plus important. L’idée est simple : quand le pétrole et le gaz deviennent plus incertains, plus chers ou politiquement plus sensibles, les États cherchent davantage de production domestique, pilotable et moins dépendante des routes maritimes. Reuters soulignait encore récemment que le choc énergétique lié au conflit pousse de nombreux pays à réfléchir à une réduction de leur dépendance aux fossiles, tandis que l’Association nucléaire mondiale anticipe une hausse de la demande d’uranium d’ici 2030. Cela ne veut pas dire que tout le secteur montera d’un seul bloc, mais cela signifie que la chaîne nucléaire redevient un thème crédible de long terme, aussi bien pour le combustible que pour les services industriels qui permettent de faire tourner la filière.

Quand on regarde les sociétés cotées susceptibles d’en profiter, il faut raisonner par maillons. Le premier maillon, c’est évidemment l’uranium lui-même, avec des producteurs comme Kazatomprom ou Cameco. Le deuxième maillon, souvent encore plus stratégique, c’est l’enrichissement et la sécurisation de l’approvisionnement en combustible, avec par exemple Centrus, qui a obtenu début 2026 un important soutien public américain pour accroître ses capacités d’enrichissement. Le troisième maillon est plus indirect, mais très intéressant : l’ingénierie, les composants, les services et la mise en œuvre, avec des sociétés comme AtkinsRéalis dans l’ingénierie nucléaire ou BWX Technologies dans les composants et équipements. Cameco mérite aussi une attention particulière car l’entreprise bénéficie non seulement de l’uranium, mais aussi de son exposition à Westinghouse, actif important dans la construction et les services nucléaires. Autrement dit, si la thèse est celle d’une renaissance du nucléaire, les gagnants potentiels ne seront pas seulement les mineurs d’uranium, mais aussi les “pelles et pioches” de la filière.

Pour les ETF, il existe bien des véhicules orientés sur ce thème. Le Sprott Uranium Miners est le plus proche d’un pari direct sur la partie amont, c’est-à-dire les mineurs d’uranium et certains acteurs liés au métal lui-même. Le VanEck Uranium and Nuclear Technologies est plus large : il ne se limite pas aux mines et inclut aussi des entreprises liées aux technologies et infrastructures nucléaires. En pratique, cela signifie que le Sprott est plus “pur uranium”, alors que le VanEck est plus “écosystème nucléaire”. En revanche, il n’existe pas vraiment d’ETF grand public centré uniquement sur la logistique de mise en œuvre au sens strict ; pour cette exposition plus indirecte, le VanEck paraît aujourd’hui le véhicule le plus proche de cette idée.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
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20/03/2026
Bonjour, que pensez-vous de Deezer ? La hausse peut-elle se poursuivre d'après vous ? Cordialement.
Bonjour Jacques,

Malgré la précédente hausse du titre, nous restons négatifs sur Deezer. Le groupe a certes publié des résultats 2025 en nette amélioration, avec un premier bénéfice net annuel de 8,5 millions d’euros, un résultat opérationnel redevenu positif et une trésorerie nette de 57,4 millions d’euros, ce qui explique la bonne réaction du marché. Mais, dans le même temps, le chiffre d’affaires 2025 a légèrement reculé à 534 millions d’euros, les revenus issus des partenariats ont baissé de 12,1% et la direction vise pour 2026 un niveau de chiffre d’affaires globalement stable, avec simplement le maintien d’un résultat opérationnel positif et d’une trésorerie disponible positive.

Autrement dit, le dossier progresse sur la rentabilité, mais la dynamique de croissance reste encore trop modeste pour justifier, selon nous, une poursuite durable de la hausse à ce stade. Le marché a salué un vrai mieux, mais une partie de cette amélioration est déjà intégrée dans le cours, alors que la visibilité sur une accélération du chiffre d’affaires demeure limitée. Notre avis reste donc prudent et négatif sur le titre pour le moment.

Cette réponse reflète notre opinion générale sur le titre et ne constitue pas un conseil d’investissement personnalisé.

Bonne journée !
Bourse
16/03/2026
Bonjour,
Quels sont les ETF Défense Europe ouverts au PEA que vous conseilleriez ?
Bonjour Charles,

Dans l’univers des ETF « Défense Europe » logeables dans un PEA, le choix est aujourd’hui assez restreint. Le dossier le plus convaincant semble être le BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense (ISIN : LU3047998896). Cet ETF suit un indice d’entreprises européennes liées à la défense, il a été lancé en mai 2025 et ses frais annuels sont de 0,18%, ce qui reste compétitif sur cette thématique. Surtout, BNP Paribas Asset Management le présente comme éligible au PEA. Pour un épargnant qui veut une exposition directe à la défense européenne dans son PEA, c’est aujourd’hui le choix le plus lisible.

Il faut toutefois préciser que tous les ETF « Défense Europe » ne peuvent pas entrer dans un PEA. Par exemple, iShares Europe Defence affiche un régime fiscal PEA non renseigné comme éligible sur le site de BlackRock, et l'Amundi Stoxx Europe Defense est indiqué comme non éligible au PEA par Amundi. Cela limite fortement les alternatives si l’objectif est de rester strictement dans l’enveloppe PEA.

Pour un client qui souhaite profiter du thème sans se concentrer uniquement sur l’armement, une autre piste peut être Amundi European Strategic Autonomy. Cet ETF est bien présenté par Amundi comme éligible au PEA, mais il ne se limite pas à la défense : il investit aussi dans l’énergie, les infrastructures, les semi-conducteurs, les logiciels ou encore l’aérospatial. Autrement dit, il permet d'investir sur la montée en puissance industrielle et stratégique de l’Europe avec une diversification plus large. Cette approche peut convenir davantage à un investisseur qui croit au thème, tout en souhaitant réduire un peu le risque de concentration.

En pratique, la réponse la plus simple est donc la suivante : pour une exposition pure à la défense européenne dans un PEA, le BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense paraît aujourd’hui le plus pertinent. Pour une approche plus équilibrée, l’Amundi European Strategic Autonomy peut être une bonne alternative. Dans les deux cas, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’ETF thématiques, donc potentiellement plus volatils qu’un ETF Europe large ou qu’un ETF Monde.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
Bourse
13/03/2026
Bonjour.
J'ai des DPS de Worldline. Est-ce intéressant d'y souscrire (6 actions pour 1 DPS) ou au contraire de les vendre ?
Merci
Bonsoir Jean-Claude,

Worldline a lancé une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription. Concrètement, chaque action existante donne un DPS, et un DPS permet de souscrire 6 actions nouvelles au prix de 0,202 euro par action. Les DPS sont négociables du 13 au 25 mars 2026, la période de souscription court du 17 au 27 mars 2026, et un DPS non utilisé à la fin devient sans valeur. Sur la base du cours de clôture du 10 mars, Worldline indiquait une valeur théorique du DPS de 1,045 euro et une valeur théorique ex-droit de l’action de 0,376 euro.

Le point essentiel est le suivant : souscrire permet de conserver son poids relatif au capital, alors que vendre les DPS permet d’en récupérer la valeur sans remettre d’argent dans le dossier. En revanche, ne rien faire est généralement le pire choix, car les droits finissent par expirer. L’opération est très dilutive : Worldline indique qu’un actionnaire détenant 1% du capital avant l’opération tomberait à 0,14% s’il ne participait pas.

Le prix de souscription très bas peut donner l’impression d’une bonne affaire, mais ce n’est pas automatiquement le cas. Un prix aussi décoté reflète aussi le niveau de risque élevé du dossier. Worldline réalise cette levée de fonds pour renforcer sa structure financière dans un contexte de forte perte de confiance du marché après plusieurs avertissements, des difficultés opérationnelles et des enquêtes qui ont pesé sur le titre. La société présente 2026 comme une année de transition et vise un redressement plus net à partir de 2027.

En pratique, souscrire revient donc à remettre du capital dans une valeur très spéculative, avec l’idée que le plan de redressement finira par fonctionner. Vendre les DPS revient plutôt à encaisser la valeur du droit tout en limitant l’exposition à un dossier encore fragile. D’un point de vue général, pour un investisseur grand public qui n’a pas de conviction forte sur le rebond de Worldline, vendre les DPS apparaît plus prudent que souscrire. La souscription ne se défend vraiment que dans une logique d’acceptation d’un risque élevé et de pari assumé sur un redressement de l’entreprise.

En une phrase : le prix est attractif en apparence, mais il rémunère un risque très important. Sauf forte conviction sur le retournement de Worldline, la vente des DPS paraît, de façon générale, plus raisonnable que leur exercice.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
Bourse
13/03/2026
Bonsoir,
Pourquoi les banques françaises, pourtant solides avec d'excellents résultats financiers et des dividendes attractifs, reculent autant en Bourse dans le contexte actuel de guerre au Moyen-Orient ? En quoi les perspectives de stagflation peuvent-elles leur porter prejudice ?
Merci,
Nicolas
Bonsoir Nicolas,

Le recul des banques françaises en Bourse ne veut pas dire que leurs fondamentaux se sont soudainement dégradés. Le marché ne valorise pas seulement les résultats passés, il essaie surtout d’anticiper les prochains trimestres. Or, depuis l’embrasement du conflit au Moyen-Orient fin février 2026, les investisseurs redoutent un choc pétrolier, un retour des tensions inflationnistes et un net regain d’aversion au risque. Le Brent a dépassé les 100$, les actions bancaires européennes ont reculé, et les marchés ont revu en urgence leurs anticipations de taux. Dans le même temps, la Banque de France a indiqué que l’exposition directe du secteur financier français à cette crise restait limitée, ce qui montre bien que la baisse actuelle vient surtout d’une réévaluation des risques macroéconomiques, et non d’un doute brutal sur la solidité immédiate des banques françaises. Les banques européennes restent d’ailleurs globalement bien capitalisées selon les derniers stress tests et les travaux de supervision de la BCE.

Le risque de stagflation peut en revanche leur porter préjudice, car c’est un environnement très défavorable pour le secteur bancaire. La stagflation combine une croissance molle et une inflation élevée. Dans ce cas, les ménages consomment moins, les entreprises investissent moins, la demande de crédit ralentit et certaines opérations financières sont reportées. En parallèle, la hausse des coûts de l’énergie et le tassement de l’activité peuvent fragiliser les emprunteurs, ce qui augmente le risque de défaut et donc les provisions passées par les banques. Enfin, des taux durablement élevés ne sont pas forcément une bonne nouvelle dans ce contexte : ils peuvent soutenir certaines marges, mais ils pèsent aussi sur la capacité d’emprunt des clients, renforcent la concurrence sur l’épargne rémunérée et entretiennent l’incertitude sur l’économie. En somme, le marché sanctionne moins les bénéfices publiés que la crainte d’une rentabilité future sous pression. C’est pour cela que des banques solides, profitables et généreuses en matière de dividendes peuvent malgré tout baisser fortement en Bourse quand le scénario dominant devient celui d’un choc énergétique suivi d’une possible stagflation.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
Bourse
12/03/2026
Bonjour,
Au regard des résultats ainsi que des annonces du jour de RWE, qu'en pensez-vous ? Quelle est votre recommandation afin de se positionner ? Et quel objectif viser à moyen ou long terme ?
Merci à vous.
Philippe
Bonsoir Philippe,

Merci pour votre message.

RWE est un grand énergéticien allemand, actif dans la production d’électricité, les énergies renouvelables, le stockage et les solutions pour accompagner la transition énergétique.

Au regard des publications du jour, RWE laisse une impression globalement positive sur le plan industriel, mais plus nuancée sur le plan boursier au cours actuel. Les résultats 2025 sont solides, avec un EBITDA ajusté de 5,1 milliards d’euros et un résultat net ajusté de 1,8 milliard, tous deux en haut de fourchette. Le groupe a aussi confirmé un dividende de 1,20 euro au titre de 2025 et vise déjà 1,32 euro pour 2026. Surtout, RWE a présenté un plan de croissance ambitieux jusqu’en 2031, avec 35 milliards d’euros d’investissements nets et un objectif de bénéfice ajusté par action passant de 2,48 euros à 4,40 euros à cet horizon.

Le point fort du dossier est la visibilité qui se reconstruit. RWE ne dépend plus seulement des renouvelables : le groupe veut renforcer à la fois l’éolien, le solaire, les batteries et la production flexible. Les États-Unis deviennent le principal moteur de croissance, avec 17 milliards d’euros d’investissements prévus d’ici 2031 et une capacité installée qui doit passer de 13 à 22 GW. Cette orientation vers la production flexible, y compris des centrales à gaz de pointe, répond à une demande électrique en forte hausse, notamment liée aux centres de données.

Autre élément rassurant, la situation financière reste saine malgré les investissements et les rachats d’actions. À fin 2025, la dette nette ressort à 10,9 milliards d’euros, soit un niveau proche de celui de 2024, tandis que le ratio de fonds propres monte à 41% et que le levier reste contenu à 2,1. Le programme de rachat d’actions se poursuit en outre jusqu’au 3 juin 2026.

En revanche, tout n’est pas parfait. Une partie du bon cru 2025 a été soutenue par des éléments favorables qui ne se répéteront pas forcément au même niveau, notamment la cession d’un projet de data center au Royaume-Uni, qui a généré un gain comptable de 225 millions d’euros, ainsi qu’une contribution élevée d’Amprion. Par ailleurs, le groupe prévoit encore des dépenses très élevées en 2026, entre 6 et 8 milliards d’euros. Enfin, le management table sur un retour à des conditions de vent plus normales en 2026, ce qui rappelle qu’une partie des résultats reste dépendante de facteurs météo.

Sur l’action elle-même, le principal sujet est donc moins la qualité de l’entreprise que le niveau déjà atteint par le titre. Le marché a bien accueilli les annonces du jour : l’action gagnait encore 3,5% en séance et revenait sur un plus haut depuis 2010. Cela signifie qu’une partie du scénario favorable est déjà intégrée dans les cours.

Dans une optique générale et non individualisée, RWE ressemble donc davantage à une valeur de conservation ou d’accumulation progressive sur repli qu’à un achat d’urgence après la hausse du jour. Le dossier reste intéressant pour le moyen et le long terme grâce à la croissance attendue des bénéfices, au dividende en hausse et à la diversification du modèle. En revanche, le potentiel à court terme paraît plus limité tant que le marché ne voit pas des preuves concrètes que le plan 2026-2031 sera exécuté sans dérapage.

En termes d’objectif, une lecture prudente conduit à envisager à moyen terme une zone autour de 58 à 62 euros, ce qui reviendrait à prolonger modérément la revalorisation déjà engagée. À plus long terme, si RWE exécute correctement son plan et se rapproche bien d’un bénéfice ajusté par action de 4,40 euros en 2031, une zone de 65 à 75 euros paraît défendable. Cet ordre de grandeur relève toutefois d’une estimation fondée sur les objectifs annoncés par la société et sur une valorisation raisonnable, pas d’une certitude.

En résumé, RWE reste une belle entreprise du secteur énergétique européen, mieux armée qu’auparavant pour profiter de la hausse structurelle de la demande d’électricité. En Bourse, le dossier paraît toujours constructif à long terme, mais il semble désormais moins “bon marché” qu’il ne l’était il y a quelques mois.

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Nous vous souhaitons une excellente soirée.
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11/03/2026
Bonjour
Quels ETF sont indexés (directement ou indirectement) sur l’uranium ?
Merci d’avance.
Cordialement.
Bonjour Marc,

Pour un investisseur particulier français, il faut bien distinguer deux choses. Les ETF « uranium » disponibles en Europe donnent, dans la très grande majorité des cas, une exposition indirecte à l’uranium, car ils investissent surtout dans des actions de producteurs d’uranium, d’explorateurs ou d’entreprises liées au nucléaire.

En la matière, les principales références actuellement disponibles sont le VanEck Uranium and Nuclear Technologies (ISIN : IE000M7V94E1), le Global X Uranium (ISIN : IE000NDWFGA5) et le WisdomTree Uranium and Nuclear Energy Unhedged (ISIN : IE0003BJ2JS4).

Si l’objectif est une exposition plus directe au prix de l’uranium, il existe le Sprott Physical Uranium (ISIN : XS2937253818). En revanche, il ne s’agit pas d’un ETF mais d’un ETC. Son document d’information précise qu’il s’agit d’un titre de dette coté, adossé à un sous-jacent physique, et qu’il vise à répliquer la performance de l’uranium physique.

Pour un particulier français, ces ETF ont vocation à être logés dans un compte-titres ordinaire. En revanche, il faut distinguer l’éligibilité théorique et l’accès concret chez le courtier. Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit que ces supports restent très volatils, surtout ceux concentrés sur les minières d’uranium.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
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10/03/2026
Bonjour ,
J’aimerais avoir votre avis sur ArcelorMittal. Cette action rebondit de manière impressionnante. Faut-il l’acheter er pourquoi un tel engouement du marché ?
Bonne journée
Bonjour Eric,

Nous sommes positifs sur ArcelorMittal. Le rebond du titre n’est pas seulement un mouvement spéculatif. Il s’appuie d’abord sur des résultats 2025 solides dans un contexte pourtant compliqué, avec un excédent brut d’exploitation de 6,5 milliards de dollars, un bénéfice net de 3,2 milliards, 1,9 milliard de dollars de flux de trésorerie d’investissement et un bilan jugé suffisamment robuste pour que Moody’s et Standard & Poor’s relèvent leur note de crédit en 2025. Le groupe a aussi relevé son dividende annuel à 0,60 dollar par action pour 2026, après 0,55 dollar au titre de 2025, tout en maintenant sa politique de rachats d’actions.

L’autre moteur, sans doute le plus important pour le marché, est l’amélioration de l’environnement européen. ArcelorMittal estime que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et le durcissement des quotas d’importation d’acier doivent réduire les importations, améliorer les taux d’utilisation des usines européennes et donc restaurer la rentabilité du secteur. Le groupe vise en parallèle une hausse de la demande mondiale d’acier hors Chine de 2% en 2026, anticipe une progression de sa production et de ses expéditions dans toutes les régions, et attend encore 1,6 milliard de dollars de contribution supplémentaire à l’excédent brut d’exploitation grâce à ses projets de croissance en 2026 et 2027. C’est cette combinaison entre soutien réglementaire, discipline financière et perspectives d’amélioration des marges qui explique l’engouement actuel.

En revanche, il faut garder à l’esprit que le dossier reste cyclique. Il dépend encore de la conjoncture industrielle, des prix de l’acier et de la bonne mise en œuvre des protections commerciales en Europe. Autrement dit, nous sommes favorables sur le titre dans une lecture générale du dossier, mais pas au point d’ignorer ces risques.

Cette appréciation reste générale et ne constitue pas un conseil personnalisé.

Bonne journée !
Toutes les questions
10/03/2026
Bonjour, quelle est votre opinion sur Téléperformance ?
Merci
Bonjour André,

Nous sommes négatifs sur Téléperformance. Certes, le groupe a atteint ses objectifs 2025, mais la dynamique reste trop faible pour redevenir vraiment convaincante à nos yeux. Le chiffre d’affaires 2025 ressort à 10,2 milliards d’euros, en recul de 0,7% en données publiées et en hausse limitée de 1,3 % à données comparables. La marge opérationnelle courante est revenue à 14,6% contre 15,0 % en 2024, tandis que le flux de trésorerie disponible hors éléments exceptionnels a reculé à 901 millions d’euros contre 1,084 milliard un an plus tôt. En parallèle, les services spécialisés ont souffert, avec une baisse organique de 9,3 % sur l’année, notamment après la non-reconduction d’un contrat important.

Le point le plus gênant reste toutefois la visibilité 2026. Téléperformance ne vise qu’une croissance organique comprise entre 0% et 2%, avec un premier trimestre attendu en dessous même de cette fourchette annuelle, et une marge simplement stable autour de 14,6 %. Le groupe est aussi engagé dans une transformation importante autour de l’intelligence artificielle, avec des investissements accrus et un changement de direction générale à compter du 16 mars 2026, ce qui ajoute du risque d’exécution à court terme. En résumé, le dossier conserve des atouts, mais le manque d’élan sur l’activité, la pression sur certaines divisions et une trajectoire 2026 peu ambitieuse nous conduisent à rester prudents, donc négatifs, sur le titre.

Cette appréciation reste générale et ne constitue pas un conseil personnalisé

Bonne journée !
Bourse
09/03/2026
Bonjour,
Existe-t-il des ETF indexés sur le prix du pétrole et du gaz dont le cours est actuellement majoré en raison de la guerre en Iran ? Si oui, lesquels ? Et quels sont leurs codes ISIN ?
D'avance merci,
Pierre
Bonjour Pierre,

Oui, il existe des produits cotés permettant de s’exposer au pétrole et au gaz, mais avec une nuance importante : en Europe, il s’agit le plus souvent d’ETC ou d’ETP, et non d’ETF classiques. La raison est réglementaire : un ETF ne peut pas être adossé à une seule matière première comme le pétrole ou le gaz.

Pour le pétrole, les références les plus connues sont WisdomTree Brent Crude Oil (ISIN : JE00B78CGV99), et WisdomTree WTI Crude Oil (ISIN : GB00B15KXV33). Il existe aussi des versions couvertes contre le risque de change en euro, à savoir WisdomTree Brent Crude Oil - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B7305Z55), et WisdomTree WTI Crude Oil - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B44F1611).

Pour une exposition plus large au secteur de l’énergie, et pas seulement au brut, il existe également le support WisdomTree Energy (ISIN : GB00B15KYB02), ainsi que WisdomTree Energy - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B78NNV14) qui est sa version couverte contre le risque de change euro-dollar.

Pour le gaz, il faut distinguer le gaz naturel américain et le gaz naturel européen. Sur le gaz américain, le produit le plus connu est WisdomTree Natural Gas (ISIN : JE00BN7KB334), avec une version couverte en euro appelée WisdomTree Natural Gas - EUR Daily Hedged (ISIN : JE00B6XF0923). Sur le gaz européen, il existe WisdomTree European Natural Gas (ISIN : XS2872233403), qui donne une exposition aux contrats à terme sur le gaz TTF néerlandais, c’est-à-dire la grande référence du gaz en Europe.

Il faut toutefois garder à l’esprit que ces produits ne répliquent pas le prix “au comptant” affiché dans les médias, mais des contrats à terme. Cela signifie que leur performance peut parfois s’écarter de l’évolution intuitive du baril ou du gaz, notamment à cause des mécanismes de renouvellement des futures. Pour un investisseur grand public, ces produits sont donc plus adaptés à une exposition tactique qu’à un placement de très long terme. Si l’objectif est plutôt d’investir dans les grandes sociétés pétrolières et gazières, un ETF actions énergie peut être plus simple à comprendre, par exemple le SPDR S&P U.S. Energy Select Sector (ISIN : IE00BWBXM492), qui investit dans des valeurs énergétiques américaines, mais ne suit pas directement le prix du pétrole ou du gaz.

Un investisseur particulier français peut généralement accéder à ces supports via un compte-titres ordinaire ouvert chez une banque ou un courtier en ligne, car le PEA est centré sur les actions européennes et n’est en pratique pas l’enveloppe adaptée pour ce type de produit. Il suffit ensuite de rechercher le produit par son code ISIN ou son mnémo et de l’acheter en Bourse, certains étant même cotés sur Euronext Paris, comme WisdomTree Brent Crude Oil. Avant l’achat, il faut simplement vérifier que le courtier autorise bien les ETC / ETP sur matières premières pour les clients particuliers et que le document d’informations clés (DIC) est disponible, car ce document doit être remis avant la souscription.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

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