La guerre en Iran est une étape supplémentaire de la conquête du marché du pétrole et du gaz par les États-Unis.
En quelques années, les États-Unis ont bouleversé l'ordre énergétique mondial et donc l'ordre économique mondial.
Les chiffres sont spectaculaires.
les pays consommateurs de pétrole et de gaz n'ont pas d'alternative : ils se tournent vers les États-Unis pour sécuriser leurs approvisionnements.
C'est le cas notamment des pays d'Asie, les plus dépendants de l'énergie du Golfe.
À tel point que les producteurs US de pétrole et surtout de Gaz Naturel Liquéfié ont du mal à répondre à la demande.
renforce la mainmise des États-Unis sur le pétrole et le gaz mondial, comme le note le FT.
Guerre en Ukraine, enlèvement de Maduro au Venezuela et maintenant la guerre en Iran.
Les exportations de brut américain sont en hausse de plus de 20% en une seule semaine et on ne compte plus les tankers qui se redirigent vers les États-Unis pour s'approvisionner.
Il y a quelques décennies, les États-Unis étaient dépendants pour leur propre consommation du Golfe.
Ils sont totalement autosuffisants aujourd'hui.
Il y a 10 ans, l'Europe n'importait pas de pétrole ou de GNL des États-Unis, aujourd'hui 15% du pétrole et... 50% du GNL viennent des États-Unis !
en Russie et maintenant dans le Golfe, les États-Unis sont devenus LE fournisseur privilégié d'énergie du fait de leur stabilité, une stabilité essentielle pour des contrats d'approvisionnement à long terme.
Et la mise sous tutelle du Venezuela a accéléré ce tournant.
bénéficie donc largement aux États-Unis.
Largement.
Cela pourrait justifier un statu quo.
Mais d'un autre côté, la hausse des cours du pétrole pèse sur le pouvoir d'achat des Américains, ce qui pousse Trump à chercher une sortie rapide.
leur nouvelle dépendance énergétique aux États-Unis, l'Europe et l'Asie tentent de diversifier leurs sources d'énergie, avec le charbon, le nucléaire et évidemment les énergies renouvelables.
Mais les États-Unis sont parvenus à une situation encore inimaginable il y a quelques années : une domination écrasante, directe ou indirecte, sur le marché de l'énergie.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
La situation économique et financière de la France (prenez vos mouchoirs), l'impact de la crise en Iran sur l'économie mondiale, le prochain patron de la Fed, la résilience de la Bourse, les actions à acheter ou vendre, les placements de la semaine.
Avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Valentine Ainouz d'Amundi Institute, Pascale Seivy de Lombard Odier, Andrzej Kawalec de Moneta, et l'incontournable Emmanuel Lechypre.
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Le département de la Justice a abandonné ses poursuites contre Jerome Powell, le patron de la Banque centrale américaine.
Une concession du gouvernement pour accélérer le processus de nomination de Kevin Warsh, le nouveau patron de la Fed.
Et permettre la baisse des taux aux États-Unis sous la pression de Donald Trump.
Semaine à hauts risques pour les banques centrales US, britannique, japonaise et européenne qui se réunissent ces jours-ci.
Espérons qu'elles n'aient pas la mauvaise idée de relever leurs taux pour faire face à une hausse conjoncturelle des prix.
Le statu quo est la seule solution.
Avant un nouveau cycle de baisse de taux quand on s'apercevra que la croissance décroche un peu partout.
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement.
"Le taux du Livret A, actuellement fixé à 1,50 %, pourrait connaître une légère revalorisation dès le 1er août 2026, sous l’effet du retour de l’inflation lié aux tensions géopolitiques. Selon les estimations, il pourrait atteindre 1,70 %, voire 1,80 % dans le scénario le plus favorable.
Si cette potentielle hausse constitue une bonne nouvelle pour les épargnants, son impact reste toutefois limité. À titre d’exemple, une augmentation de 0,20 point représente seulement 46 euros supplémentaires par an pour un livret au plafond.
Dans ce contexte, le Livret A conserve son rôle d’épargne de précaution, disponible et sans risque, mais montre rapidement ses limites pour faire fructifier son capital sur le moyen et long terme. D’autres solutions, comme les fonds en euros en assurance-vie, offrent aujourd’hui des perspectives de rendement plus attractives, tout en conservant une sécurité du capital."
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Par Dorian Abadie, Responsable Bourse, Meilleurtaux Placement.
"Les marchés abordent une semaine importante mais écourtée par la fête du Travail. Dans les prochains jours, les investisseurs surveilleront surtout les banques centrales. La Fed devrait laisser ses taux inchangés, mais les chiffres d’inflation américaine sont attendus en hausse de 3,4% sur un an.
La semaine sera également rythmée par les résultats des grands groupes technologiques américains, dont Apple, Microsoft, Amazon, Meta et Alphabet (Google), dans un contexte de forte hausse des actions liées à l’intelligence artificielle.
En attendant, le CAC 40 ouvre ce matin en hausse de 0,22%, à 8 176 points (-3,2% la semaine dernière)."
Cole Allen, le tireur de Washington et "professeur du mois" dans son université, voulait viser les membres de l'administration et Donald Trump ; 1.59.30 : le Kenyan Sabastian Sawe a fini le Marathon de Londres en moins de 2h, record mondial ; La une du jour dans Les Échos : "Budget : le Medef et la peur du chaos" ; Le point "séries" : depuis "Un prophète" et "DTF Saint Louis", c'est un peu le désert : j'ai dropé la série française "Privilèges", la troisième saison de "The Night Agent" et la série US sur John Kennedy Jr "Love Story" (ne me demandez pas pourquoi j'ai commencé à la regarder) ; J'ai commencé hier une série islandaise qui tient la route pour l'instant, sur Arte : "Reykjavik Fusion", les malheurs d'un chef en prise avec la mafia, et j'attends ce soir "Paris Police 1910", dernier volet d'une excellente trilogie sur la police du début du 20e siècle ; Il y aurait 13 molécules de bien-être dans les forêts, remèdes miracles contre le stress (Le Parisien) ; On saura aujourd'hui si le rapport Alloncle sur l'audiovisuel public sera publié ; Ne dites plus "Ehpad", le gouvernement veut qu'on parle de "Maisons France Autonomie" ; Thalassa ce soir sur France 5 ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.