Vendredi 11 mai

Violente correction sur le dossier Vallourec. Le titre décroche de plus de 22,5% à 33,23 euros dans les derniers échanges de la semaine en Bourse de Paris, subissant les foudres des investisseurs déçus par la dernière prestation du spécialiste des tubes sans soudure.

A l’issue des trois premiers mois de l’exercice 2012, Vallourec a prévenu le Marché qu’il tablait sur une croissance d'environ 5% de son chiffre d'affaires en 2012, et non plus de 10% comme indiqué en février. Le résultat net du groupe concède 65% pour tomber à 29 millions d'euros au cours des trois premiers mois de l'exercice, contre 82 millions d'euros un an plus tôt. Il n’en fallait pas moins pour que les investisseurs perdent confiance quoique déjà précaire après la première révision en baisse des objectifs du groupe fin juillet 2011.

Sur le front de l’activité de Vallourec, elle s’est appréciée de 4% à 1,2 milliard d’euros. Le groupe bénéfice toujours d’une activité dans le domaine du pétrole et gaz avec une demande croissante ses produits haut de gamme. En revanche, la demande sur les autres marchés reste faible. La direction a par ailleurs indiqué que « les marchés les plus touchés sont l'énergie électrique, l'industrie et l'automobile, où la baisse des volumes s'accompagne d'un mix produit moins favorable et d'une pression sur les prix ».

Vallourec compte aussi sur l'essor des secteurs du gaz de schiste et de l'extraction pétrolière en eaux profondes pour relancer la machine. Les derniers investissements de Vallourec aux Etats-Unis et au Brésil sont destinés à ces deux marchés, mais les retards de plusieurs mois accusés par ces projets ne sont pas de bons signes pour le groupe. Par ailleurs, le prix du minerai de fer a baissé, grevant les marges du groupe puisque Vallourec en produit et en vend au Brésil. Pour couronner le tout, la demande pour les tubes destinés à l’automobile ou aux centrales électriques baisse de cadence. Afin de rétablir la mire, Vallourec va accentuer ses mesures de réduction de coûts tout en ajustant le niveau de production de ses unités dédiées aux marchés en berne, Europe en tête. Avec cette cure d’amaigrissement, le groupe espère redresser la barre au fil des prochains trimestres.

Le taux de marge brute d'exploitation en 2012 sera affecté par la faiblesse de l'environnement économique sur les autres marchés, en particulier en Europe. Elle est anticipée à 15% alors qu’elle ressortait à 17,7 % l’an passé. Sur le terrain boursier, la valeur est fortement chahuté sur le marché parisien à l'issue de ces chiffres décevants ramenant le cours à 33 euros non loin du plus bas de mars 2009 à 28 euros. Dans les cours actuels, les ratios redeviennent attractifs, ce qui ne manquera pas d’aiguiser l’appétit de nombre de prédateurs. Bolloré pourrait en faire partie, lui qui est déjà familier avec le dossier. L’homme d’affaires breton s’était saisi au début des années 2000 de 10% du capital de Vallourec. Un coup de maître avait-on dit à l’époque puisqu’avant de réduire sa participation jusqu'au début de l'année 2008, cette présence dans le capital de l’industrie lui avait rapporté environ 10 fois sa mise initiale, estimée à 160 millions d’euros.

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