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Prysmian

Ouverte

CODE

BIT: PRY

ISIN

IT0004176001

Compartiment

Euronext

Secteur

Equipements et composants électriques

Objectif

154,80€

SRD

NON

PEA

OUI

PEA PME

NON

Rendement

0,83%

PER

26

Notre avis actualisé - 01/10/2026

Nous sommes positifs sur Prysmian. Le groupe occupe une position de premier plan dans les câbles destinés aux réseaux électriques, aux interconnexions, aux infrastructures industrielles et aux solutions numériques. Il profite directement de tendances de fond comme l’électrification de l’économie, la modernisation des réseaux et le développement des data centers. Au premier semestre 2026, le chiffre d’affaires a atteint 11,24 milliards d’euros, avec une croissance organique de 7,2%. La rentabilité opérationnelle s’est également améliorée, avec un résultat opérationnel ajusté de 1,33 milliard, tandis que le bénéfice net part du groupe a atteint 569 millions. Cette bonne dynamique a conduit la direction à relever ses objectifs pour 2026, aussi bien en matière de rentabilité que de génération de trésorerie. L’endettement net, qui atteignait 4,08 milliards, reste toutefois un point à surveiller, d’autant que l’acquisition d’Atkore augmente les enjeux d’intégration. À moyen-long terme, les besoins massifs d’investissement dans les réseaux électriques, l’essor des infrastructures liées à l’intelligence artificielle et la demande croissante en connectivité offrent néanmoins de solides perspectives. La maîtrise de la dette et la bonne intégration des acquisitions resteront les principaux points de vigilance.

Prise de position initiale - 25/09/2026

Nous ajoutons Prysmian à notre sélection de valeurs de long terme aux alentours de 125€. L'investisseur long terme visera une vente aux alentours des 154,80€, soit un gain potentiel d'environ 25% par rapport au cours actuel.

Analyse générale - 25/09/2026






L’électricité est partout, mais sans câbles pour la transporter, impossible de faire fonctionner les réseaux, les usines ou les centres de données. C’est précisément sur ce besoin essentiel que Prysmian a construit sa puissance. Le groupe italien est aujourd’hui le premier fabricant mondial de câbles, avec un positionnement qui dépasse largement le transport d’électricité. Réseaux électriques, énergies renouvelables, télécommunications et infrastructures numériques : Prysmian intervient sur plusieurs marchés appelés à bénéficier de l’électrification de l’économie. Cette exposition lui donne une place particulière parmi les industriels européens, avec des perspectives de croissance qui ne dépendent plus uniquement des cycles traditionnels de la construction.

Le groupe s’appuie sur quatre grands métiers complémentaires :
1. Le transport d’électricité à haute tension, notamment à travers les câbles sous-marins reliant les pays ou les parcs éoliens aux réseaux électriques.
2. Les réseaux de distribution, indispensables pour acheminer l’électricité jusqu’aux entreprises et aux particuliers.
3. Les câbles destinés à l’industrie et à la construction.
4. Enfin, les solutions numériques, qui comprennent notamment la fibre optique utilisée dans les télécommunications et les centres de données.

Cette diversification permet à Prysmian de profiter de plusieurs tendances de fond, la modernisation des réseaux vieillissants, la croissance de la consommation électrique, le développement des énergies renouvelables et les besoins liés à l'intelligence artificielle.

Les derniers résultats confirment la bonne dynamique du groupe. Au premier semestre 2026, Prysmian a réalisé 11,24 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 9,65 milliards un an plus tôt, soit une croissance de 7,2%. Surtout, la rentabilité continue de progresser. Le groupe a dégagé 1,33 milliard d’euros de résultat opérationnel avant amortissements et éléments exceptionnels, en hausse de 17,6%. Le bénéfice net atteint 569 millions d’euros, contre 424 millions un an auparavant, tandis que la dette financière nette recule à 4,08 milliards d’euros. Le deuxième trimestre a même marqué un record historique de rentabilité, avec 730 millions d’euros dégagés par l’activité. Prysmian ne se contente pas de vendre davantage de câbles, il améliore aussi sa capacité à transformer ses ventes en profits.

Cette dynamique a permis à la direction de relever sensiblement ses objectifs pour 2026. Le groupe prévoit désormais de dégager entre 2,8 et 2,9 milliards d’euros de résultat opérationnel avant amortissements et éléments exceptionnels, contre une précédente fourchette de 2,63 à 2,78 milliards. Il vise également entre 1,65 et 1,75 milliard d’euros de trésorerie disponible, c’est-à-dire de fonds libres après les investissements nécessaires à son activité. Cette amélioration est importante pour un industriel qui doit régulièrement investir dans ses usines, ses équipements et ses capacités de production pour répondre à la demande.



L’un des principaux atouts de Prysmian réside dans les câbles à haute tension, notamment sous-marins. Ces projets sont particulièrement complexes à réaliser et nécessitent des équipements industriels spécialisés, des navires capables de poser les câbles en mer et un savoir-faire que peu d'entreprises maîtrisent. Ce sont aussi de solides barrières par rapport à l’émergence de potentiels concurrents.

Les contrats sont généralement conclus plusieurs années avant leur réalisation, ce qui apporte davantage de visibilité sur l’activité future. La division transport affiche d’ailleurs une croissance de 14,3% au deuxième trimestre 2026, avec une rentabilité de 21,2%, contre 17,1% un an plus tôt. La progression est également soutenue dans les réseaux de distribution, dont les ventes augmentent de 13%.

Mais Prysmian dispose désormais d’un deuxième moteur de croissance particulièrement intéressant : les centres de données. Ces infrastructures, qui hébergent les serveurs nécessaires au fonctionnement d’internet et de l’intelligence artificielle, consomment énormément d’électricité et nécessitent aussi des quantités considérables de câbles et de fibres optiques. Prysmian se trouve donc dans une position particulière : il peut fournir à la fois les câbles qui alimentent les centres de données en électricité et ceux qui permettent aux équipements informatiques de communiquer entre eux. Le groupe bénéficie ainsi du développement de l’intelligence artificielle sans dépendre directement de la vente de processeurs ou de logiciels.

Cette montée en puissance s’est concrétisée en juillet avec la signature d’un accord majeur avec l’américain Molex, spécialiste des composants électroniques. Le contrat, qui pourrait atteindre 5,5 milliards d’euros sur dix ans, porte sur la fourniture de câbles optiques destinés à l’intérieur des centres de données. Prysmian a également annoncé plusieurs accords commerciaux qui pourraient représenter plus de 10 milliards d’euros de revenus supplémentaires cumulés d’ici 2035. Pour accompagner cette croissance, l’industriel prévoit notamment de plus que doubler ses capacités de production de fibre optique aux États-Unis. Ces engagements de long terme renforcent la visibilité de son activité, même si leur contribution effective dépendra du rythme de déploiement des infrastructures numériques.

Un autre élément mérite d’être souligné : Prysmian cherche aussi à sécuriser son approvisionnement en matières premières. Le 23 septembre, le groupe a annoncé un nouvel accord de long terme avec Aurubis, l’un des grands producteurs européens de cuivre. Ce partenariat doit notamment garantir l’accès à du cuivre recyclé et à des matériaux dont la fabrication émet moins de CO₂. C’est un enjeu important pour un câblier, car une augmentation des besoins mondiaux en électricité se traduit mécaniquement par une demande accrue en cuivre. Sécuriser les approvisionnements permet donc de mieux accompagner la croissance, tout en limitant certains risques de rupture de production.

Il faut néanmoins garder plusieurs points de vigilance en tête. Les grands projets de câbles sous-marins nécessitent des investissements importants et peuvent subir des retards, des dépassements de coûts ou des difficultés techniques. L'entreprise italienne reste également sensible aux prix du cuivre et de l’aluminium, même si une partie de ces variations peut être répercutée sur les clients.

La valorisation constitue également un élément important de l’analyse. L’action évolue autour de 124€, après une progression d’environ 44% depuis le début de l’année. Le titre se négocie autour de 26 fois les bénéfices attendus, un niveau qui traduit déjà la confiance du marché dans les perspectives du groupe. Ce n’est donc plus une valeur industrielle bon marché. En revanche, les bureaux d’études continuent d’intégrer des perspectives de croissance dans leurs estimations. Le consensus compilé par S&P Global auprès de 16 bureaux fait ressortir un objectif moyen de 160€, soit un potentiel de hausse d’environ 29% par rapport au cours actuel.



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Malgré une hausse de 45% depuis janvier, Prysmian offre un point d’entrée intéressant après un repli de 20% depuis ses sommets de juin. Le titre revient sur une zone de support autour de 124€, tandis que le RSI, proche de 50, laisse une marge de progression sans situation de surachat. La tendance de long terme reste haussière, avec un potentiel de retour vers ses records historiques autour de 155€.

Dans ce contexte, Prysmian rejoint notre portefeuille international. Notre objectif de cours est fixé à 154,80€, soit un potentiel de hausse de près de 25% par rapport au cours actuel.



* Notre horizon d’investissement est de 3 ans.
Les informations, données chiffrées, opinions et analyses contenues dans cette recommandation proviennent de sources jugées fiables au moment de la publication. Toutefois, leur exactitude ou leur exhaustivité ne peuvent être garanties.Les analyses et interprétations de marché contenues dans la présente recommandation ne sont pas personnalisées et reflètent uniquement l’opinion de l’auteur à la date de rédaction et sont susceptibles d’évoluer sans préavis. Les projections, prévisions et objectifs de prix présentés sont fournis à titre indicatif. Ils ne constituent pas une garantie de performance future. L’évaluation des instruments financiers ou des émetteurs mentionnés repose sur les méthodes suivantes : analyse fondamentale (bilan, compte de résultat, valorisation relative), analyse technique (tendances et niveaux de prix clés), et / ou analyse macroéconomique (taux, inflation, politique monétaire). Les informations, analyses et recommandations publiées par Meilleurtaux Placement sont fournies à titre strictement informatif et ne constituent en aucun cas une incitation à l’achat ou à la vente d’instruments financiers. Ces publications ne doivent pas être interprétées comme un conseil en investissement personnalisé, une offre de souscription, ni une promesse de performance. Elles s’adressent à des investisseurs avertis, préalablement informés des risques inhérents aux marchés financiers, et notamment du risque de perte en capital.

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