Mardi 21 mai

La baisse des taux ne fait plus débat.
Elle aura lieu.
Plus vite en Europe qu'aux États-Unis.
Non, ce qui fait débat, c'est l'avenir.
Le monde d'après.
Dans quelques mois.
Après le cycle de baisse de taux.
Avec deux questions : où va atterrir l'inflation ? Et où les taux vont-ils se stabiliser ?
Explications.

CE QUI EST ACQUIS

La baisse des taux est acquise.
Elle fait consensus.
Dès juin/juillet en Europe.
Entre septembre et décembre aux États-Unis.
3 baisses au moins en 2024 en Europe.
1 à 3 aux États-Unis.
Et la baisse des taux continuera en 2025.
Pas vraiment de débat sur le sujet.

PAS DE DÉBAT NON PLUS

Sur le repli de l'inflation à court et moyen terme.
L'Europe va atteindre rapidement le graal des 2%.
Aux États-Unis, ce sera plus lent et plus long mais on pourrait l'atteindre mi 2025.
Pas vraiment de débat non plus sur ce sujet.

LE VRAI DÉBAT

C'est la suite des événements.
Après ce cycle de baisse de l'inflation et ce cycle de baisse des taux.
Et là les avis divergent.
Complètement.

DEUX ÉCOLES

Il y a deux écoles totalement opposées.
L'école "never again" : ceux qui pensent que le monde d'inflation zéro ou de déflation est définitivement révolu, que l'inflation restera au-dessus de 2% aux US et rebondira même, et autour de 2% en Europe, et que les taux négatifs ne reviendront jamais et resteront relativement élevés.
Leurs arguments ? La dette des États, notamment les États-Unis, qui va continuer à augmenter et à tirer les taux d'intérêt, la transition écologique, la hausse durable des salaires, les tensions durables sur les matières premières.

ET L'AUTRE ÉCOLE

Celle qui pense que l'explosion de l'inflation des dernières années n'a été qu’un phénomène conjoncturel dans un cycle majeur et structurel de déflation.
Une fois le "post-Covid" passé, une fois l'impact de la guerre en Ukraine absorbé, il n'y aura plus d'inflation et les taux pourront chuter encore, voire redevenir négatifs en Europe ou au Japon.
Leurs arguments ? La démographie, la révolution de l'IA qui va peser sur les salaires et sur l'emploi, la tentation de la décroissance pour sauver la planète, etc., etc.

ET NOUS ?

On hésite.
Pas sur le scénario à court et moyen terme de baisse de l'inflation à 2% et de baisse des taux qui est le nôtre depuis plusieurs mois/années.
Mais sur le scénario long terme.
Nous sommes plutôt de l'école "déflation structurelle", mais nous étudions encore les arguments du camp adverse.
Nous vous tiendrons au courant.
En attendant, positionnez-vous rapidement sur l'imminente baisse des taux.

À PART ÇA ?

QUOI DE NEUF ?

DEUX SUCCESSIONS

Iran et Arabie saoudite.
Le Président iranien, dont le surnom charmant était "le boucher de Téhéran", est mort, et le Roi d'Arabie saoudite est très malade.
Mais dans les deux cas, la totale stabilité du marché du pétrole indique que personne ne craint, ou n'espère dans le cas de l'Iran, que les choses vont changer.
Malheureusement.

LA BONNE NOUVELLE DU JOUR

Enfin des économies.
Enfin une réduction des dépenses publiques.
Encore une preuve que seules les réformes permettent de réduire le déficit.
Le durcissement des règles d'assurance chômage pourrait rapporter des dizaines de milliards d'euros.
Rappelons, miracle, que l'Unédic est excédentaire.
4.7 milliards d'excédent prévus en 2024.
8.6 milliards en 2025.
Good.

GAGNER PLUS OU VIVRE MIEUX ?

Une question difficile, que je vous ai posée la semaine dernière : Êtes-vous prêt à travailler plus pour gagner plus, ou privilégiez-vous plutôt l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée ?
Un choix cornélien.
Pour Édouard, pas de débat : "il faut travailler plus et plus longtemps. Le débat sur l'équilibre entre temps de travail et temps de loisir est un faux (mauvais) débat : pour faire simple, j'en fais le moins possible, les autres travailleront bien pour moi". Pas de débat non plus pour Damien mais dans l’autre sens : "on n'est plus au 19e siècle ! Travailler pour vivre bien, sans dépenser tout son argent en voyages polluants. Travailler gratuitement si on peut se le permettre, en aidant nos parents vieillissants, dans des assos ... et en plus on se fait du bien."
Pour Émilie : "Même si on fait le choix de travailler plus, les dés sont pipés : on enrichit surtout les actionnaires et les rentiers et on se fait matraquer d’impôt pour un reste à vivre minime. "
Vous êtes nombreux à nous parler de vos enfants, comme Franck : "Nous voulons travailler plus mais c'est impossible avec les modes de garde actuels proposés. "
Pour Mathilde, il n’y a pas le choix : "Il faut cesser la croissance à tout prix pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, donc travailler moins pour vivre mieux et surtout dans une planète habitable". Pour Christian "Je pense que le Covid 19 a fait prendre conscience que la vie peut être courte, et que la course à l'enrichissement est devenue futile. Il faut repenser carpe diem, le travail n'apporte pas forcément de bien-être supplémentaire. ". Pour Bernie, c’est même une "Question de boomer non ? Poser cette question c'est ne plus comprendre la société actuelle qui évolue et qui sera confrontée à des changements bien plus importants que de savoir si la croissance est positive. "
En conclusion, il faut laisser le choix aux personnes de pouvoir travailler plus pour gagner plus… même s’ils devraient plutôt travailler moins et vivre mieux en sauvant la planète.

REVOIR C’EST VOTRE ARGENT

Nouveaux records pour la Bourse : Stop ou encore ?
Quelles actions acheter ou vendre ?
Quel placement privilégier ?
Le mot de la semaine : Guerre commerciale.
La question de la semaine : Faut-il travailler plus pour booster la croissance ?
Le chiffre : l'inflation en baisse en France et aux États-Unis.
Avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Pascale Seivy de Lombard Odier, Wilfrid Galand de Montpensier Finance, Louis de Montalembert de Pléiade AM et l'immeeeeense Benaouda Abdeddaïm.
Pour voir le replay de l'émission : cliquez ici

RAPPEL : ON SE VOIT JEUDI

À 13h30, j’accueillerai Frédéric Zablocki, Président d'Entrepreneur Invest, société de gestion de portefeuille spécialisée dans le non-coté et notamment les "fonds de dettes privées".
Il viendra nous présenter son fonds Entrepreneur & Rendement 8 dédié aux obligations privées, notamment convertibles, qui a un objectif de rendement de 7%* annuel sur 6 ans et qui bénéficie en plus d'une garantie qui couvrira partiellement le risque de perte en capital.
À suivre en direct sur notre chaîne YouTube.
> Inscrivez-vous pour suivre en direct notre live-vidéo du 23 mai et poser toutes vos questions

YANN COUVREUR : 31 MAI

Il vous reste 10 jours pour investir au capital de la société Yann Couvreur Pâtisserie, la première opération que nous proposons au sein du DealClub.
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DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Par Dorian Abadie, analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"Les places européennes ouvrent dans le rouge ce matin, le CAC 40 cède 0,42% à l’ouverture à 8 161 points (-0,63% la semaine dernière). La prudence devrait l’emporter aujourd’hui, en attendant les deux premiers événements de la semaine : demain soir, le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, et les résultats trimestriels de Nvidia, seront publiés. Wall Street a clôturé hier soir en ordre dispersé, le Nasdaq a atteint un nouveau record historique autour des 16 800 points, en attendant Nvidia. Du côté des matières premières, l’or a également atteint un nouveau pic, à 2 450$ l’once.
En Asie, la Bourse de Tokyo perd 0,31% à 38 947 points.
Le Brent s'échange à 83,1$ (+0,64% vs vendredi matin).
L'once d'or se négocie à 2 409,4$ (+1,38%).
L'euro/dollar évolue à 1,087$ (+0,09%)."

ON S'EN FOUT ?

Le titre qui claque dans Les Échos: "Européennes : la campagne inaudible du camp présidentiel", sans appel ; L'Europe a présenté ses sincères condoléances et salué la mémoire de l'ex-président iranien, no comment ; Les images du chaos en Nouvelle-Calédonie sont frappantes ; Débats des candidats aux Européennes ce soir sur LCI et le match Bardella/Attal le 23 mai ; Le bitcoin a dépassé les 70 000$ ; "The actor", la série iranienne sur Arte, est excellente, attention ce n'est pas le rythme d'une série américaine mais c'est très subtil ; On découvre ce matin que la BCE est le premier créancier d'Atos, un vestige du rachat massif de dettes d'entreprises par la BCE ; Au tour des cheminots de faire grève pour avoir leurs primes JO ; Deux joueurs de l'OM agressés à main armée dans leurs voitures ; Mbappé a fêté son départ au restaurant Gigi de l'Avenue Montaigne à Paris ; Triomphe à Cannes pour le film de Jacques Audiard, "Emilia Perez" annoncé comme la future Palme d'Or ; Un biopic sur Johnny est en préparation ; Suivez-moi sur X et linkedin en cliquant sur les liens.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

*Les FCPR sont des placements long terme (6 à 8 ans minimum) qui présentent un risque de perte en capital. Certains fonds n'offrent aucune liquidité avant leur terme (sauf cas prévu dans le règlement du fonds). Avant toute souscription nous vous recommandons de prendre connaissance des conditions générales et des notices d'informations mais aussi des recommandations et conseils présents sur le site. Ces placements s'adressent à des investisseurs avertis et sont par nature des placements à risque qui ne devraient pas représenter plus de 5 à 10 % de vos actifs. Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures. La valeur liquidative des FCPR, à un instant T, peut ne pas refléter le potentiel des actifs en portefeuille sur la durée de vie du fonds.

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