Cela a le mérite d'être clair.
Si nous ne faisons rien, notre déficit sera de 6.5%.
Mais même si nous adoptons les mesures qu'il propose, nous aurons toujours un déficit supérieur à 5%.
Lecornu propose un plan d'économies de 54 milliards d'euros pour un budget 2027 "offensif".
Explications.
C'est la première question que je me suis posée après avoir lu l'interview de Lecornu dans Le Figaro.
Quel désastre.
Aucune chance d'atteindre les 3% de déficit en 2029 comme prévu.
Un déficit qui pourrait atteindre 6,5% sans mesures d'économies.
Et même dans le meilleur des cas un déficit de 5%.
C'est juste incroyable.
Et ce qui est encore plus incroyable, c'est que les responsables de ce désastre n'ont même pas la décence de faire leur mea culpa.
C'est ce que propose Lecornu.
On en est là.
Et bien évidemment, les irresponsables politiques de tous bords n'ont même pas attendu de lire l'interview de Lecornu pour se précipiter et brandir leur censure en ne pensant qu'aux élections de 2027 sans aucun sens du bien commun.
Franchement, je suis effaré.
Gel du budget de l'État.
Seuls les budgets des Armées, de la Justice, de l'Intérieur et de l'Écologie verront leurs crédits augmenter.
Les autres devront se serrer la ceinture.
Symboliquement, les rémunérations des ministres seront baissées.
Réductions à la marge des dépenses de la Sécurité sociale en plein dérapage.
Efforts sur les retraites de 6 milliards avec la réduction de la niche fiscale ou un gel des pensions au-dessus d'un certain seuil.
L'encre est encore chaude et beaucoup hurlent à l'austérité.
Je sais que notre niveau scolaire s'est effondré mais les mots ont leur importance.
Et par décence pour les Grecs ou les Portugais qui l'ont subie de plein fouet, on ne peut pas utiliser le mot d'austérité à tort et à travers.
Les Français ne savent pas ce qu'est une véritable austérité.
est un budget a minima.
Nous sommes en état d'urgence financière et économique mais personne ne veut le reconnaître à l'approche des élections.
Les caisses sont vides, le bateau coule, mais les candidats redoublent de propositions pour compenser la hausse du prix de l'essence.
Avec quel argent ? Nul ne peut le dire.
Lecornu a au moins le courage de proposer quelque chose.
Et s'il me demandait mon avis, ce qui n'arrivera évidemment pas, je lui conseillerais de démissionner pour mettre Emmanuel Macron face à la situation qu'il a provoquée et les politiques face à leur irresponsabilité.
Bref, je suis très en colère.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
Le mot de la semaine : dévaluation.
Le chiffre : 0,25%, la hausse des taux US.
Le parti pris : l'indépendance des banques centrales est un leurre.
Où vont la Bourse, les taux d'intérêt ?
Le placement de la semaine.
Avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Anne-Sophie Alsif de BDO France, Stéphanie Maugey de la Financière d'Uzès, Christopher Dembik de Pictet Asset Management, Louis de Montalembert de Sunny AM.
À ne pas manquer.
La Chine continue à se découpler des États-Unis.
Économiquement.
Et financièrement.
Elle ne veut pas être l'objet de sanctions sur ses avoirs américains.
Elle continue donc à liquider ses réserves en emprunts d'État américains.
Malgré une augmentation significative des recettes grâce à des surplus commerciaux de plus en plus importants, son stock d'emprunts US est au plus bas depuis 2008, à 618 milliards de $.
C'est encore beaucoup mais comme le note le FT, c'était 1 300 milliards en 2013.
La Chine n'est plus que le troisième détenteur après le Japon et la Grande-Bretagne.
Le gel des avoirs russes après le déclenchement de la guerre en Ukraine fait peur à la Chine, surtout si elle se décide un jour à annexer Taïwan...
99,9%
La dette publique espagnole est passée sous la barre symbolique des 100%.
Impressionnant.
Du jamais-vu depuis 2020.
2,4% de moins que l'année passée.
Elle était à 124,2% au plus haut, au début de l'année 2021.
Et toujours des prévisions de croissance supérieures à 2,5%.
Et nous regardons les trains (espagnols) passer sans rien faire.
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement.
« Investir dans l'immobilier sans mobiliser d'épargne importante, c'est tout l'intérêt de la SCPI à crédit. Et une nouvelle offre rend cette stratégie particulièrement attractive.
En partenariat avec Younited Credit, nous proposons désormais une offre à crédit pour investir dans la SCPI CORUM Origin. Taux fixes de 1,90 % à 3,90 % selon la durée, montants de 6 000 € à 50 000 €, sans apport ni garantie requise.
Concrètement, pour 20 000 € empruntés sur 7 ans, l'effort d'épargne mensuel ne serait que d'environ 186 €, pour un gain potentiel estimé à plus de 4 300 € hors fiscalité et frais. De quoi se constituer un patrimoine immobilier diversifié à l'échelle européenne, tout en préservant ses liquidités disponibles. »
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Dans ce nouveau numéro de Golden Stock, je reçois Philippe Roussouly, Président directeur général de SMAIO, une medtech française spécialisée dans les solutions pour la chirurgie complexe de la colonne vertébrale.
Créée en 2009 et introduite en Bourse en 2022, SMAIO accompagne les chirurgiens du rachis dans les opérations de réalignement de la colonne, notamment pour les patients atteints de scoliose ou de déformations importantes liées au vieillissement.
>> Je découvre l'entretien
Par Sélina Seremet, Analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"La Bourse de Paris marque le pas après deux séances de hausse. Le CAC 40 cède 0,4%, freiné par le signal envoyé par la Banque du Japon : un taux directeur relevé à 1,25%, au plus haut depuis plus de 30 ans, et la porte ouverte à d’autres hausses. Même le Japon tourne la page de l’argent facile. Tokyo a bien résisté, avec une Bourse japonaise en hausse de 1,4%, mais le message monétaire reste clair.
À Wall Street, la tech joue les amortisseurs. Nvidia a gagné 2,54% après les propos offensifs de Jensen Huang, qui anticipe un doublement des ventes de puces sur l’année à venir. Le Brent recule aussi pour la troisième séance consécutive, ce qui soulage un peu les marchés. Mais le fond de marché reste sous tension : banques centrales plus dures, Moyen-Orient instable, et investisseurs sélectifs."
C'est finalement le centre gauche qui remporte les élections en Suède, avec 3 sièges de plus que les conservateurs sortants ; La nouvelle terrible du jour : "La récolte de champagne 2026 chute de moitié par rapport à 2025 avec un poids de grappes au plus bas depuis 20 ans" (Challenges), sale période ; Le marché des jouets est porté par les adultes, les "kidultes", je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ; La Banque du Japon a remonté ses taux de 0,25% à 1,25%, soit le taux le plus élevé depuis 1995 ; Le titre du jour dévastateur pour Trump dans le WSJ : "À quelques semaines des midterms, presque tout devient plus cher" ; L'autre titre du jour dans Le Parisien : "Les Français de plus en plus pénalisés au quotidien par la dette" ; La France envoie un film en russe aux Oscars ; L'interview du jour dans Les Échos, Antoine Foucher : "Nous ne sommes plus une société du travail", évidemment ; Je vous souhaite un excellent week-end ! Suivez-moi sur X et LinkedIn en cliquant sur les liens.